Pour boire de l’eau de mer, l’addition s’annonce salée !

Ce n’est un secret pour personne, l’approvisionnement en eau potable est un des enjeux majeurs pour les prochaines décennies. Aucun pays, ou presque, ne sera épargné par des difficultés dans ce domaine. L’exemple de Barcelone montre que les pays occidentaux sont déjà touchés par ce problème.  D’ailleurs, en 2025, on estime à 4 milliards, le nombre de personnes qui seront confrontées par un déficit en eau potable. Notre belle Terre a beau être surnommée « la planète bleue », l’eau douce ne représente que 3 % du volume total d’eau sur la planète. Sachant que 2/3 de cette eau douce se présente sous forme de glace, il ne reste pas grand chose pour nous désaltérer.

Aussi, boire de l’eau de mer (97 % de l’eau de la planète) apparaît comme une solution inévitable. A moins que vous ne soyez un adepte du régime de traversée du Docteur Bombard, boire de l’eau salée n’est guère réjouissant.  Il faut donc passer par la case dessalement.

Le golfe persique, la Californie et bientôt Barcelone donc, sont déjà équipés d’usines de dessalement d’eau de mer. La capacité mondiale devrait doubler d’ici 2016. Aujourd’hui, deux principes cohabitent : la filtration et la distillation. Dans le détail, pour la filtration, on filtre (eh oui !) et pour la distillation, on chauffe pour faire évaporer l’eau que l’on récupère ainsi sans son sel, bref, on distille (eh oui aussi !).

Toutefois, quelque soit la méthode employée, le dessalement coûte encore cher, trop cher. Economiquement d’abord, bien que divisé par dix en vingt ans, le prix de revient se situe encore autour de 1 dollar le mètre cube. Mais ce n’est pas le seul problème. Le coût écologique est lui aussi très élevé. Il faut entre 2 et 5 kWh d’électricité pour produire un mètre cube d’eau. De plus, que faire des reliquats très salés de saumure si ce n’est les rejeter à la mer ? Le problème encore mineur aujourd’hui deviendra incontournable dans le futur avec le développement des usines sur les côtes du monde entier.

Le dessalement semble être l’unique solution à grande échelle pour nos problèmes d’eau potable. Gageons que le développement des usines de dessalement coïncidera avec l’optimisation énergétique des techniques, l’utilisation d’électricité « renouvelable ». Reste le problème de la saumure …..

Source : Cité des Sciences

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Author: Matthieu

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3 Comments

  1. De nombreux projets de recherche sont en cours sur les différentes problématiques que vous évoquez et notamment sur la saumure pour laquelle plusieurs pistes de recyclage. Je me permet cependant de préciser qu’il n’existe à ce jour aucune étude prouvant que les rejets de saumur à des effets négatifs sur l’écosystème. En tout cas s’il en existe une je ne suis pas parvenu à mettre la main dessus malgré mes recherches assidues.
    De plus, s’il est vrai que l’eau de mer doit faire partie intégrante des techniques visant à mettre de l’eau à notre disposition, il faut également étudier des solutions telles que la réutilisation des eaux usées qui pour les populations à distance des côtes peut être une bonne solution.: http://infos-eau.blogspot.com/2008/08/appel-au-traitement-deau-avec-les.html

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  2. Bonjour, Je ne suis pas d’accord lorsque je lis que le ou les procédés de dessalement par osmose inverse, tels que pratiqués au sultanat d’Oman ( et financés par Abou Dhabi)coutent cher et même très
    chers. Avant de répandre ce genre de sottise, il faut savoir que le
    coût du M3 est de 050 Dollar (1/2 dollar) à Oman (pour 450000 m3)
    produits journellement. Regardez votre facture Véolia à combien est le m3. Lorsque l’on sait que la grande spécialité française est la création d’impots et de taxes, l’on a tout compris.

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  3. Bonjour Rives,

    Pourriez-vous me communiquer un ou des liens concernant le prix du dessalement par osmose inverse ? Si le prix que vous indiquez est vrai, alors il est indéniable que cette solution devient viable et à développer de toute urgence pour les pays concernés….

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