Vas-y chauffeur, sans les mains !

Seriez-vous rassurés de prendre un bus dans lequel le chauffeur tiendrait un café dans une main et un donuts dans l’autre ? Non ? Et pourtant, c’est ce que devraient vivre prochainement des usagers californiens des transports en commun. Des chercheurs de l’université de Berkeley ont fait rouler sur un mile, un bus dont le pilotage est automatisé.  Le chauffeur en était réduit à la fonction de freiner et d’accélérer.

Comment cela fonctionne ? La route a été truffée de capteurs magnétiques. Les capteurs placés dans le bus mesurent la pression magnétique émise par les aimants sur la route, ce qui détermine la position du bus et donc la direction à prendre. L’intérêt de la chose ? Ce système permet au bus d’accoster les stations avec une précision de l’ordre du centimètre. Le gain de temps sur un trajet peut être considérable et cela évite de descendre une passerelle pour les handicapés le cas échéant.

L’optimisation des transports en commun devrait s’améliorer avec de telles technologies qui ont comme autre avantage un coût 3 à 8 fois moindre qu’un projet « ferré ». Cette technologie était déjà utilisée dans le monde agricole et dans l’industrie. Ce bus est un premier pas vers des applications grand-publics. Alors chauffeur, sans les mains ?

Sources : L’Atelier, Berkeley

Author: Matthieu

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3 Comments

  1. Bonjour les travaux de voirie pour placer des capteurs magnétiques sous chaque route ! Mais l’idée est intéressante, bien qu’elle promette nombre de suppressions d’emplois dans les compagnies de transports en commun. Et le père de Quéqué, tu y as pensé Matt ? :p

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  2. Pour le moment, le chauffeur reste pour accélérer et freiner car ce système doit permettre un usage dans le monde urbain actuel, avec les autres usagers de la route. A terme, les chauffeurs seront vraisemblablement des agents d’information et de sécurité. Pour l’emploi, faudra se tourner vers les usines de capteurs et les entreprises de voiries. Mais ceci ouvre une vraie question, beaucoup plus générale, quels métiers pour demain dans un monde où la domotique, l’assistance électronique, l’automatisation sont présentes partout ?

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  3. Des métiers où les sens humains interviennent ! Je pense notamment à l’odorat, au goût et au toucher. Je pense qu’on parviendra un jour ou l’autre à remplacer ces sens par des machines, mais quand même pas de sitôt. Pour l’avoir étudiée un peu, la bouche est une « machine » extrêmement complexe puisqu’elle gère en même temps les saveurs, les goûts, les températures et les consistances/textures. Il est encore assez difficile de créer une véritable machine qui puisse prendre en compte ces données pour les retranscrire. Et même si elle peut founir des données scientifiques sur la résistance à une contrainte, sur la chaleur dégagée ou sur les molécules aromatiques contenues dans un aliment, les préférences et les choix des consommateurs ne pourront être expliqué par cette même machine.

    Toutefois, il est fort probable qu’on finisse par tout combiner et qu’on puisse trouver un modèle mathématique expliquant les préférences humaines, auquel cas oui, il ne restera guère de place pour l’être humain dans le monde du travail, si ce n’est pour découvrir des choses encore et toujours plus nouvelles.

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