Les cellules cancéreuses débusquées par des hydrogels

Une des problématiques liées au traitement du cancer est la difficulté à différencier les cellules cancéreuses des cellules saines. Mieux cibler les cellules, c’est potentiellement mieux cibler le traitement, diminuer les effets secondaires et optimiser les probabilités de succès. Le groupe de recherche des Nouveaux Matériaux et Spectroscopie Supramoléculaire de la Faculté de Sciences et Technologies de l’Université du Pays Basque (ouf !) planche actuellement sur la question et s’oriente vers l’utilisation d’hygrogels intelligents.

Les hydrogels sont des polymères insolubles dans l’eau et capables de constituer une sorte de gel, doté d’un fort pouvoir d’absorption. Ce type de polymères a des applications très diverses. Ils s’utilisent par exemple pour faire des muscles artificiels ou pour capturer des métaux lourds dans les eaux résiduelles.

Dans les cas qui nous intéresse ici, les chercheurs ont développé un hydrogel capable d’identifier les changements de pH dans le sang, sachant que le sang sain a un pH de 7,4 qui peut descendre aux environs de 5 en présence de cellules cancéreuses. Une fois à l’intérieur de la cellule, le changement de pH favorise le gonflement de l’hydrogel, ce qui entraîne ensuite la libération du médicament. Un des problèmes auxquels ont été confrontés les chercheurs était la taille des molécules injectables qui se devaient d’être suffisamment petites pour ne pas obstruer les voies et pour pouvoir être rejetée par l’urine au cas où elles n’auraient pas détecté de cellules à traiter. C’est chose faite et cette technique devrait servir à d’autres traitements que ceux du cancer. Un traitement anti-tuberculeux est à l’étude. Les premiers essais in-vivo sont en cours de réalisation. En leur souhaitant du succès …

Sources : bulletins-électroniques, Sinc

Author: Matthieu

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