Un pansement biologique pour les brûlures

Jusqu’alors, en cas de brûlures graves, une seule solution existait : la greffe de peau. En d’autres termes, il s’agit d’enlever de la peau d’une zone indemne pour la greffer sur la zone brûlée. Résultats : c’est douloureux et on se retrouve avec deux zones à cicatriser au lieu d’une. Pour les brûlures du deuxième degré, les choses devraient pouvoir s’améliorer grâce à une technologie développée par Fiona Wood, une chirurgienne Australienne, technologie qui va voir le jour au Royaume-Uni. Il s’agit de vaporiser sur la brûlure le résultat d’une micro-production de cellules de peau (fibroblastes), produites à l’aide d’un mini-laboratoire baptisé Recell.

recell

Après avoir prélevé une petite quantité de peau autour de la zone brûlée, le prélèvement est placé dans un incubateur offrant les conditions optimales pour le développement des cellules et contenant une enzyme capables d’individualiser les cellules. Le mélange obtenu est ensuite pulvérisé sur la brûlure pour former un véritable pansement biologique favorisant la résorption de la brûlure. L’ensemble permet de couvrir une zone 80 fois plus grande que la taille du prélèvement nécessaire à l’incubation.

Un essai clinique sur 100 patients aura lieu en fin d’année et l’armée américaine s’est dite très intéressée par cette technologie. Pour les brûles du troisième degré, il faudra par contre se contenter des greffes de peau classiques…

Sources : Effervesciences, Technology Review

Author: Matthieu

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