Du curry contre le réchauffement climatique !

Après avoir appris que pisser sous la douche ou avant le décollage de votre avion améliorait votre bilan carbone et vous faisait participer à l’effort mondial « save the Earth, on en a qu’une bordel ! » (1), vous serez certainement ravis d’apprendre que le salut pourrait désormais venir du curry ! Oui, oui, le curry. On n’arrête pas le progrès.

Des chercheurs de l’université britannique de Newcastle se sont rendus compte que certains épices pouvaient diminuer sensiblement la teneur en méthane des rots et des pets de moutons. Sachant que le méthane est un contributeur majeur du fameux « effet de serre », qu’un mouton produit 20 litres de méthane par jour et qu’il y a 30 millions de moutons en Grande-Bretagne, quel est l’âge du capitaine ? Bref, ça fait beaucoup de méthane.  Et bien il se trouve que d’ajouter du curcuma dans l’alimentation quotidienne du mouton ferait baisser ses émissions de méthane de 30 %, le cumin de 22 % et la coriandre de 40 % ! Et tous ces épices se retrouvent dans le curry.

Bon, niveau quantité il faut tabler sur quelques milligrammes par gramme de fourrage, soit quelques grammes par kilo. L’étude ne dit pas si les moutons prennent le goût des épices mais si ça se trouve, ça pourrait faire 2 en 1 ! Pour les chercheurs, les résultats devraient être similaires pour les vaches qui polluent encore davantage : une vache produit 500 litres de méthane par jour et il y en à 10 millions au Royaume-Uni (18 millions en France).  Bref, une bonne  idée épicée visiblement… et des pets à la coriandre (la poésie en sortira grandie).

(1) Ne cherchez pas sur Google, je suis l’auteur de ce mouvement…

Sources : Université de Newcastle via Effets de Terre

Author: Matthieu

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2 Comments

  1. « des pets à la coriandre  » et déjà tout va mieux dans le meilleur des mondes…on a pensé à faire bouffer des roses aux vaches ? et la fleur d’oranger ? ça marche aussi pour l’homme je suppose ?! t’imagines, ça pourrait en sauver ça des couples non ?!

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  2. Je préfère l’expression « changement climatique » à celui de « réchauffement climatique ». Il est vrai que globalement la Terre va prendre quelques degrés mais il y aura aussi des régions qui seront plus froides par rapport à aujourd’hui (et d’après quelques articles, la France pourrait bien être coupé en deux : le Nord plus froid et le Sud plus chaud…). Je l’ai deja souvent entendu dans le sens ou les extremes seront plus forts donc plus chaud en été avec plus souvent des canicules et plus froid en hiver avec des risques de précipitations hivernales plus fortes. Pour nous rassurer sur l’avenir de notre planête, rappellons nous que les écologistes se sont toujours tromper dans leurs prédictions. C’est peut-être une façon de tracer la frontière entre l’écologie et l’écologie politique. L’écologiste politique est celui qui, au service de son idéologie politique réactionnaire, ose prévoir, installe des taxes et se trompe sans vergogne. Entre temps, il dénature l’idée de progrès. Une fois dit cela, le rôle de scientifique, spécialiste du domaine, c’est de donner les infos avec le maximum de rigueur, c’est à dire (1) ne pas en rajouter des couches sous prétexte d’élever le niveau de conscience des masses (2) attirer l’attention sur les conséquences probables et meme sur celles qui ne sont que possibles mais en précisant le distinguo.

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