Du plastique à base de roseaux

Le roseau possède nombre de qualités dont certaines remarquées depuis longtemps, notamment par La Fontaine. Outre la dépollution et la fabrication d’anches pour instruments à vent, les roseaux pourraient désormais servir à la fabrication de bioplastiques de seconde génération, bioplastiques n’utilisant pas des ressources agricoles pouvant être vivrières comme le sont les bioplastiques à base de maïs ou de pommes de terre par exemple. Autre point fort, le roseau, contrairement au maïs, n’a besoin que de l’eau de pluie pour pousser. Le nom de ce nouveau plastique biodégradable et compostable : le biomiscanthus, miscanthus comme le nom scientifique du « roseau de Chine » dont la société française Biomiscanthus France Holding souhaite exploiter le potentiel industriel.

Après plus de 10 ans de recherche, l’entreprise est parvenue à mettre aux points différents mélanges répondant à des besoins de résistance et de transparence variés.Une première unité pilote de production vient d’être lancée dans le sud de la France avec une capacité de production de 340 kg de bioplastique par heure. L’usine devrait ensuite monter en charge pour produire jusqu’à 2 tonnes par heure d’ici la fin de l’année.

Pour l’instant, le surcoût par rapport au plastique à base d’hydrocarbures est de l’ordre de 10 à 15 %. Mais avec un prix du plastique dans le monde dépendant du cours du pétrole, gageons qu’entre l’amélioration des rendements industriels et l’augmentation inéluctable du cours du baril, ce bioplastique a un bel avenir devant lui. Premiers usages : des bouchons et des tees de golf.

Sources : Biomiscanthus France Holding via Industrie et Technologies

Author: Matthieu

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1 Comment

  1. Un coût 15% supérieur ? Une différence que le marché, les consommateurs, seraient j’en suis sur déjà prêts à payer pour du plastique vraiment biodégradable.

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